· Lycée Paul Valéry Meknès Maroc

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Les environs de la ville de Meknès

 

La ville de Meknès- p1
La ville de Fès- p1
Volubilis & Moulay Idriss- p1

La ville de Meknès

☼ REPÈRES HISTORIQUES

Fondée par la dynastie des Almoravides (1053-1147) sur le site d’anciens bourgs, Meknès est fortifiée en 1069 et intégrée au réseau de places fortes du nouvel empire. À Meknès, on construit, notamment, la mosquée en-Najjarines (restaurée en 1756) et le souk des armes à feu (aujourd’hui disparu). On élève une muraille. Une nouvelle dynastie berbère, celle des Almohades (1147-1269), s’empare de Meknès, dès 1147. La ville est pourvue de divers monuments et aménagements : mosquées, fontaines, hammams, place des ablutions. Les eaux de la source Tagma, capturées à cette époque, approvisionneront la ville pendant encore six siècles. Après une série de luttes, les Almohaves sont détrônés par les Mérinides (1269-1374). L’expansion urbaine qui s’ensuit s’accompagne de l’arrivée de réfugiés andalous. De nombreux bâtiments publics à caractère religieux, éducatif ou social sont construits.Sous la dynastie alaouite (au pouvoir depuis le XVIIe siècle), le sultan Moulay Ismaïl (1672-1727) élève Meknès au rang de capitale impériale et donne un nouvel éclat à la civilisation marocaine. Une cité impériale est créée qui comprend le grand palais (Dar-el Kebira), les mosquées, l’école militaire, ainsi que silos, écuries, bassins et jardins. D’imposants remparts enserrent le palais, la cité impériale et la médina. Après la mort du sultan, Meknès déclinera.

☼ MORPHOLOGIE URBAINE

(JPG) La vieille ville englobe la médina et la cité impériale construite en partie sur le site de la médina, en partie sur celui de l’ancienne casbah mérinide. Les remparts massifs, au tracé complexe, qui entourent ces deux composantes urbaines sont percés de plusieurs portes monumentales ; la plus célèbre, la Bab Mansour, donne accès à la cité impériale. De vastes jardins s’étalent entre les murs fortifiés successifs. Le réseau des rues, irrégulier dans la médina, se fait beaucoup plus ordonnée dans la spacieuse cité impériale. Nombreux sont les monuments remontant au règne du sultan Mulay Ismaïl (XVIIe s.). Ainsi, des minarets ornés d’arcatures dominent ce paysage riche de fondations religieuses. Les décors de plâtre, de bois sculpté et de fer forgé accentuent l’unité. La cité impériale est elle-même de style hispano-mauresque cependant que d’autres monuments et vestiges reflètent des étapes antérieures de l’histoire. Tel est le cas des arcades de la fontaine des Almoravides ainsi que celui des mosquées, de la bibliothèque et de la fontaine des Mérinides.

☼ HISTOIRE

(JPG) Meknès a été classée en Décembre 1996 Patrimoine Universel de l’Humanité par la Commission intergouvernementale de l’U.N.E.S.C.O. Elle est l’une des quatre villes impériales du Maroc. Sous le règne de Moulay Ismaîl (1672-1727) elle connut une période de grande prospérité et ce qui subsiste de cette ère de grandeur et des ères précédentes fait de cette ville une étape importante de tout voyage au Maroc. Moulay Ismaîl choisit Meknès comme capitale pour des raisons à la fois stratégiques, politiques et géographiques. Outre son intérêt architectural évident même pour le touriste le moins averti, la Kasba de Meknès revêt une importance singulière du fait qu’il s’agit là de la première grande œuvre de la dynastie des Alaouites, dynastie qui règne au Maroc depuis maintenant plus de 300 ans. La Kasbah Ismaîlienne est une partie intégrante de l’Histoire de l’architecture Marocaine. Ses monuments frappent l’imagination à la fois par leurs diversités apparentes et par leur homogénéité fondamentale. Un certain nombre de portes particulièrement mises en valeur sur le plan décoratif (Bab Mansour Laalej et Bab Errih), donnent accès à un palais ou à un sous-ensemble ou même à la Kasbah dans son ensemble. Ce sont essentiellement ces portes qui justifient l’appellation de "Meknès, Capitale aux belles portes". La ville de Meknès a été fondée au Xème siècle par la tribu Zénète Meknassa originaire de l’oriental, venue se fixer dans la région, attirée par la fertilité du sol, l’abondance des eaux et le charme de ses jardins. Une partie de cette tribu a fondé également la ville de Taza. Avant son édification, il n’y avait qu’une série de bourgades sans remparts, qui coexistaient paisiblement dans une vie agricole de traditions berbères. Au Xème siècle les Almoravides fortifient la ville. Les Almohades au Xème siècle la repeuplent et construisent des mosquées, des hammams (bains maures) etc... Le quatrième Sultan almohade Mohammed An-Nasir, fit refaire la grande mosquée et lui ajouta un mihrab (vers 1203). Abou Youssef, fit construire une Kasbah et Meknès devint résidence de vizirs. Au XIIIème siècle, sous le règne des Mérinides de nombreux monuments seront édifiés par Abou Youssef et Abou El Hassan. C’est sous les Mérinides que Meknès deviendra véritablement une cité Hispano-maghrébine. A l’époque des Saâdyines, les villes du nord perdirent de leur importance. Il a fallu attendre la fin du 17ème siècle et l’avènement du deuxième Sultan Alaouite pour que la ville de Meknès se place au premier rang des cités impériales. Moulay Ismaîl, qui en avait été d’abord le gouverneur, lui donna un extraordinaire essor ; il voulut en faire une grande capitale. Il en fit donc sa résidence habituelle et la mit en valeur par de nombreuses et grandioses constructions : palais somptueux, mosquées, médersas aux ensembles harmonieux, portes monumentales, remparts imposants, vastes jardins, pièces d’eaux... Après la mort de Moulay Ismaîl en 1727, son fils Moulay Abdellah, continua et acheva une partie des travaux entrepris par son père. Meknès s’enrichit de plusieurs monuments sous le règne de Sidi Mohamed Ben Abdellah (1757-1790) : il fit construire des mosquées, des mausolées et le palais de Dar Beïda, occupé actuellement par l’Académie Royale Militaire. Les Alaouites n’ont cessé, jusqu’à ce jour, d’être des rois bâtisseurs, et la Kasbah de Meknès prend donc une valeur particulièrement significative. Actuellement Meknès comprend une ville ancienne et une ville moderne séparées par le vallon de l’oued Boufekrane. De la ville nouvelle on peut jouir d’une très belle vue d’ensemble sur la médina avec ses nombreux minarets, ses remparts et sa cité impériale.

☼ ECONOMIE

(JPG) (Préfectures - Population et superficie) La ville de Meknès est le siège de la Wilaya de Meknès qui fait partie de la région économique du centre sud laquelle se compose de deux préfectures et quatre provinces et s’étend sur une superficie de 79210 Km² ;. La population de la Région de Meknès est de 926000 Habitants (densité de 126.76 Hab./Km² ;) répartie de la manière suivante : *Préfecture EL MENZEH : 296 000 Habitants dont 194 000 en milieu urbain et 102 000 en milieu rural. *Préfecture AL ISMAILIA : 318 000 Habitants dont 279 000 en milieu urbain et 39 000 en milieu rural *Province d’EL HAJEB : 183 000 Habitants dont 67 000 en milieu urbain et 116 000 en milieu rural *Province d’IFRANE : 129 000 Habitants dont 62 000 en milieu urbain et 67 000 en milieu rural

☼ INDUSTRIE

En ce qui concerne le tissu industriel, la région se caractérise par une diversification de la production. On note ainsi une prédominance remarquable du secteur des Industries Agro-alimentaires, ceci explique la mutation que connaît la région : d’une économie agricole on s’achemine vers une économie industrielle. Outre les secteurs du Textile du Cuir, les industries liées à la Transformation du Bois ont connu un développement considérable du fait du nombre important de forêts dans la région (20% de l’ensemble des forêts de la région économique centre Sud).

☼ GEOGRAPHIE

Meknès est située sur le plateau qui domine l’Oued Boufekrane et l’Oued Rdom. Elle occupe une zone de contact entre deux ensembles montagneux, le Prérif et le Moyen Atlas occidental. La ville de Meknès est construite sur un plateau d’une altitude de 600 m environ. Vers l’est, ce plateau est en contact par le col du Zégotta, avec la basse vallée du Sébou, et par l’Ouest, il est prolongé par les plateaux et plaines atlantiques. Cette situation privilégiée au confluent des grandes artères de communication a valu également à Meknès l’appellation : "plaque tournante du Maroc". Meknès jouit d’un climat essentiellement méditerranéen influencé par le Moyen Atlas et l’océan Atlantique. Des précipitations qui varient (entre 400 et 500 mm/an). Elle bénéficie de sols fertiles lui assurant une grande richesse agricole, cette richesse est renforcée par l’importance de son hydrographie. Trois oueds traversent en effet la ville : les oueds Bou Ishaq, Ouislan et Boufekrane.

La ville de Fès

☼ REPÈRES HISTORIQUES

Fès ou Fez (en arabe Fas), ville du nord du Maroc. Fondée en 808, par la nouvelle dynastie des Idrissides se proclamant de Ali, la capitale royale de Fès comporte deux noyaux, de part et d’autre de la rivière, habités respectivement par des émigrés shi’ites d’Andalousie et de Kairouan. Pendant qu’ailleurs au Maroc des conflits opposent Fatimides shi’ites et Umayyades, la ville se développe. Elle est successivement prise par Almoravides, sunnites, qui réunissent les deux quartiers dans une même enceinte au Xie siècle, puis par les Almohades shi’ites. Au XIIIe siècle, avec l’arrivée au pouvoir des Mannides, s’amorce une grande période. Une ville nouvelle et un quartier juif s’ajouteront à la capitale royale en pleine croissance et en plein rayonnement. Fès atteint son apogée au XIVe siècle. Après sa chute au XVe siècle, elle retrouve sa fonction de capitale sous les Alaouites (descendants d’Ali qui règnent encore sur le Maroc) au XIXe siècle. De son passé prestigieux, la médina de Fès exerce encore de nos jours sa fonction de centre culturel islamique.

☼ MORPHOLOGIE URBAINE

(JPG) Un rempart percé de portes entoure les deux noyaux de la Fès médiévale. Des axes principaux relient le centre aux portes, et une rue encercle le cœur de la vieille ville. Le quartier kairouanais, plus étendu, est traversé par une artère. Des rues piétonnes étroites et tortueuses, des passages couverts, des escaliers et des impasses nombreuses constituent l’essentiel de la trame qui ne privilégie pas de places urbaines. Au milieu d’un paysage de toits plats et de minarets, une grande densité de monuments, civils, militaires et religieux, reflète la période d’apogée de la cité mauresque en même temps que, plus largement, le rayonnement intellectuel de cette ville de l’islam. Les medersas, la mosquée (transformée en université) et le palais sont très rapprochés au coeur de la ville. Chef-lieu de province et préfecture urbaine, sur l’oued Fès. Située sur les routes commerciales qui relient l’océan Atlantique et la mer Méditerranée au sud du Sahara, Fès est un important centre de commerce et d’industrie (textile, minoteries, raffineries de pétrole, tanneries et savonneries). L’artisanat y est également très actif. Le fez, célèbre chapeau de feutre cylindrique et sans rebord, doit son nom à la ville dont il est originaire. La ville, dont les quartiers anciens sont classés patrimoine de l’humanité par l’Unesco, est un grand centre religieux et universitaire ainsi qu’un haut-lieu de l’architecture. On peut y admirer notamment la très belle mosquée Qarawiyin (IXe siècle), les remparts et le palais impérial. Fès el-Bali, qui correspond au quartier le plus ancien de la ville, fut fondée en 809 apr. J.-C. par Idris II, et compta dès lors une importante communauté andalouse. Devenue une des premières villes du Maroc sous les Almoravides, elle s’agrandit sous les Mérinides (du XIIIe au XVe siècle), dont elle fut la capitale, avec la fondation de Fès el-Djihad. Au début du XXe siècle, la Convention de Fès (mars 1912) faisait du Maroc un protectorat français. La Population actuelle (estimation 1992) : 573 000 habitants.

Volubilis & Moulay Idriss

☼ VOLUBILIS

(JPG) Le nom berbère de Volubilis est Oualili qui désigne la fleur colorée du liseron, plante volubile abondante dans la région. La tradition orale la désigne également par Ksar Pharaoun par analogie avec la grandeur du monument pharaonique. La ville antique de Volubilis s’étend sur environ 40 hectares. Une position facilement défendable, une agriculture prospère et l’abondance de l’eau ont favorisé l’installation de la ville sur ce site. Elle faisait partie de la mauritanie taingitaine et a été annexée par l’empereur romain Caligula qui a assassiné le Roi mauritanien Ptolemée. Elle connut alors une grande prospérité, on y édifia des monuments publiques et privés, des huileries, des fours à pain, des thermes, Au 2ème siècle après J.C., sous l’empereur Marc-Aurèle, on construisit une muraille qui encercle toute la ville. Le Capitole, grand temple dédié aux divinités Jupiter, Junon et Minerve (triade capitoline) a été construit sous la dynastie des Sévères parl’empereur Macrin, ainsi que la basilique judiciaire. Au début du III ème siècle après J.C., il y a eu un réaménagement du forum ; petite place publique à côté de la basilique judiciaire. En 277, a été édifié l’Arc de Triomphe de Caracalla pour remercier l’Empereur d’avoir donné la citoyenneté romaine à tous les habitants libres de l’Empire. Les vestiges archéologiques montrent que la ville a été abandonnée par l’administration romaine puis christianisée (vers 599-655 après J.C) et enfin islamisée. Après le conflit entre les abbassides et chiites, Idriss premier descendant d’Ali s’est enfui au Maroc et fut accueilli par la tribu des Aourabas et déclaré chef à Volubilis qui reprit le nom de Walili ou Walila. Son architecture révèle qu’on est bien dans un site authentiquement romain, avec son Forum, basilique, Capitole, Arc de triomphe, ses mosaïques, ses bains, ses cadrans solaires ...

☼ MOULAY IDRISS

(JPG) La ville de Moulay Idriss qui abrite le sanctuaire du fondateur de la dynastie Idrissides, Idriss premier, est située à 25 Kilomètres de Meknès. Bâtie sur un piton rocheux dominant la vallée de l’Oued Erroumane et la plaine de l’ancienne ville romaine de Volubilis, elle connaît chaque année un pélérinage qui donne lieu à un grand rassemblement (Moussem) de nombreuses tribus.

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